Saint-Julien vit du bassin genevois. Les frontaliers y résident, les entreprises y servent des clients des deux côtés de la ligne, et la ville fonctionne comme une porte d'entrée vers le canton.
L'avantage concret, et il est réel : votre adresse française est vérifiable, votre fiche Google est éligible au pack local sans la moindre acrobatie, et vous pouvez déclarer honnêtement une zone d'intervention qui déborde sur le canton. Une entreprise genevoise qui voudrait faire l'inverse — apparaître en France — n'aurait pas cette facilité.
Encore faut-il le dire. Le défaut que nous voyons le plus souvent ici n'est pas technique : c'est un site qui parle uniquement de la Haute-Savoie alors que l'entreprise intervient à Genève depuis dix ans. Le trafic genevois ne vient pas, non pas parce que Google refuse, mais parce que rien sur le site ne lui indique que vous y allez.
L'inverse se voit aussi : annoncer « Genève » partout sans y intervenir vraiment. Ça attire des demandes qu'on refuse ensuite, ce qui coûte du temps et abîme les avis.